Belin • Anne Frank

 

Client : éditions Belin, 2010
Conception et réalisation graphique du livre Anne Frank, une vieANE

00DoublePageOKAF5
00DoublePageOKAF.jpg

00DoublePageOKAF2.jpg

00DoublePageOKAF3.jpg

00DoublePageOKAF4.jpg

Ce livre est une réédition d’un ouvrage déjà publié en français. Il fait partie d’une malette pédagogique à destination des écoles, et l’objectif était de le rapprocher du public de la fin du primaire et du collège. J’ai partagé avec Sterenn Bourgeois ce travail de mise en page, après avoir en mis au point le principe graphique.
Nous avons voulu rendre plus claire la structure particulière du livre qui croise la vie d’Anne Frank et de sa famille d’une manière très intime, proche de l’album de famille, avec celle de la Shoah en Europe.
Ce livre raconte aussi l’histoire d’un texte : celui du journal d’Anne.

Quelques mots sur les partis-pris visuels
Trois associations de couleurs pour marquer les trois temps du livre, l’enfance (1929-1942), la clandestinité (1942-1944), l’après-guerre et la publication du journal (1944 à nos jours). Une couleur pour l’époque, qui sert aussi sur les pages contexte, une autre pour la vie d’Anne, de sa famille ou de son journal.
Les pages « contexte », donnant des repères historiques sont sur une grille graphique et un choix typographique différent des pages « vie d’Anne ». Le Scala est employé pour le texte courant des pages « contexte », le Fairplex pour celui des pages « vie d’Anne ».  Le choix du Fairplex est dicté par la particularité et la lisibilité de son italique, utilisé pour les citations du journal d’Anne, très fréquentes dans le texte. Les longues légendes des documents qui fonctionnent comme un premier niveau de lecture, sont en Thesis TheSans.
Pour la couverture,  je préfère résumer en images !

 

C’est forcément impliquant, émouvant, de refaire page à page l’album d’Anne Frank et de sa famille. Deux documents, entre autres, m’ont marquée :
L’image du papier peint ou le père d’Anne notait l’évolution des tailles d’Anne et de sa sœur Margot. Le jour de leur arrestation, il montrera au policier, étonné qu’ils aient pu rester si longtemps cachés, ces marques sur le mur comme preuve du temps passé dans ce lieu.
La petite annonce que passe Otto Frank après la libération des camps pour retrouver ses filles, et la lettre de la Croix rouge qui confirme le décès d’Anne et Margot seulement en mai 1954. (J’ai réalisé plus concrètement le vide terrifiant, la quête désespérée de miettes d’histoires et de nouvelles des disparus qu’à dû être cette période d’après-guerre…)

Publicités